Joshua Tree et le désert de Mojave

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Alors que samedi on était encore à Los Angeles, cette fois on a bel et bien quitté la civilisation pour la campagne… ou plutôt le désert. Ce week-end on a pu partir à la découverte du parc de Joshua Tree avant de reprendre la route hier pour traverser le désert de Mojave. Un petit crochet par Pahrump, petite bourgade perdue dans le désert, à la frontière de la Californie et du Nevada, et nous voilà déjà arrivés à Las Vegas.

Joshua Tree National Park

Samedi soir, après trois petites heures de route on arrive dans notre motel à Twentynine Palms, juste à l’entrée du parc national. On arrive juste au coucher du soleil, la visite du parc ce sera pour le lendemain. Dimanche après-midi donc on se rend au visitor center pour avoir quelques informations sur le parc, acheter notre pass parc national et savoir quelles randonnées sont facilement accessibles.

Joshua 01

Le ranger nous indique un grand parcours à suivre en voiture et quelques courtes promenades à faire à pied. On en profite pour demander s’il y a des animaux auxquels il faut faire attention, mais très rassurant le ranger nous dit que non : les serpents ne sortent qu’à la tombée de la nuit (ça tombe bien il fait nuit super tôt ici), il faut simplement prendre garde à ne pas écraser de mygales… Génial, on est rassuré! Inutile de vous dire que Thomas n’était pas complètement serein :)

Joshplantes

On entre dans le parc et déjà les paysages nous surprennent. Tout est vraiment désertique et silencieux, on entend juste le bruit du vent dans les brindilles. On ne peut pas s’empêcher de s’arrêter toutes les dix minutes pour prendre des photos. Heureusement, les rangers ont pensé à tout, il y a un peu partout des petites places où on peut arrêter la voiture.

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Joshuatree

On continue notre route et on est de plus en plus impressionné : on passe devant des amas de pierres toutes rondes, on dirait qu’un géant les a posées là au milieu de rien. Les Joshua Tree, une sorte de yucca géant poussent partout et sont très spectaculaires aussi. On s’arrête encore pour marcher entre les gros rochers et pour regarder les « forêts » de yuccas.

Grandes pierres

Joshuatreesss

Au bout d’une petite heure, on arrive au point de vue de « Keys view » qui donne à voir toute la vallée jusqu’à Palm Springs. Par temps clair, on peut même voir la Corse… Euh pardon la frontière mexicaine et la faille de San Andreas. Mais ça n’a pas été possible pour nous à cause de la pollution et de la fumée (un petit feu a pris à Palm Springs le matin même).

Key iews

En fin de journée on arrive à « Baker Dam », une petite boucle de 2km au milieu des roches. Le parcours mène à un minuscule barrage construit au début du siècle pour nourrir le bétail et pour les mines. Mais ce qui nous a le plus plu encore une fois, c’est le paysage magnifique formé par les rochers et les broussailles. On a pu profiter du coucher de soleil pour la balade, du coup la lumière rendait le décor encore plus grandiose!

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Bakeree

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Comme la nuit tombait, on est retourné au motel sans pouvoir faire la seconde balade que l’on avait prévue. Hier matin, on est donc parti un peu plus tôt de Twentynine Palms pour pouvoir faire un crochet par le parc et faire notre deuxième parcours. Le chemin tracé entre les roches nous a conduit au pied de falaises et d’énormes cailloux. Certains escaladent les grandes roches, nous on s’est contenté des pierres à notre taille :)

2ejour

Des petits panneaux sont installés sur le parcours pour nous donner quelques explications sur les plantes, les animaux qui vivent ici (il y a vraiment plein de vie dans le désert!) et aussi sur les hommes qui y sont passés (notamment les indiens). C’est super bien fait et très intéressant. On avoue quand même avoir loupé quelques explications, trop absorbés à regarder le paysage! Notre parcours fini, il est temps de reprendre la route en direction du désert de Mojave.

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Le désert de Mojave

Dans tous ces déserts, on ne pensait pas voir autant de tableaux différents… Et pourtant, on a quitté les Yuccas géants pour suivre une grande route toute droite avec juste quelques maisons ou bungalows éparpillés de chaque côté et le relief en arrière plan. Puis on a retrouvé un tronçon de la route 66 (par hasard) et on a pu s’arrêter dans un petit bâtiment sorti tout droit d’un décor de cinéma pour faire le plein de bouteilles d’eau… Il faisait plus de 30°C et les points de ravitaillement allaient être rares, on a joué la prudence :).

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Quelques minutes de route plus tard, nous voici arrivés à la limite du parc du désert de Mojave. La route est plus étroite et un peu chaotique, mais surtout on a l’impression d’être vraiment seuls au monde. On prie pour ne pas avoir de problèmes avec la voiture, en se disant qu’il existe surement une clause dans le contrat qui stipule que la voiture n’est pas couverte sur ces routes :)

Route mojave

Plus on avance et plus on est émerveillé par ce qu’on a devant les yeux. Le décor change tout le temps : on passe à travers des plaines arides, entre des petites montagnes, des étendues plus vertes grâce aux milliers de buissons qui les couvrent et même une énorme dune de sable blanc posée dans le désert.

Dune

Après une bonne heure à rouler au milieu de rien, on croise une ligne de chemin de fer avec un immense convoi bloqué en plein milieu du passage à niveau. Quelques voitures attendent déjà… Finalement il semblerait que nous n’étions pas tous seuls sur la route! Le train ne bouge pas, on se dit que s’il faut que l’on fasse demi-tour, plus un détour pour pouvoir passer on est pas arrivés! On attend bien sagement que le train reparte en regardant nos voisins de voiture escalader les wagons pour aller voir ce qui se passe de l’autre côté… Quand ils reviennent on va à la chasse aux informations mais personne ne sait rien (on nous dit juste que « That sucks », qu’on traduira par « ça craint »!). Au bout d’une petite demi-heure, le train se décide quand même à partir et on peut continuer notre chemin.

Train

La suite du parcours est encore différente de ce qu’on a vu jusque là : on navigue entre les ancien volcans, à travers les broussailles ou encore entre d’immenses plaques de sel qui couvrent le sol. A chaque fois on a l’impression que l’on a vu le clou du spectacle et au virage suivant (oui il y avait quand même quelques virages) on découvre quelque chose de nouveau! On en prend donc plein les yeux jusqu’à arriver dans la petite ville de Baker, juste à la frontière Nord du parc.

Volacn

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Il nous reste encore quelques miles à parcourir avant d’arriver à Parhump, notre destination. On dépasse donc Baker pour longer le parc de Death Valley, puis on bifurque vers l’est et le Nevada. On voit défiler des roches lunaires, des villages posés au milieu de nulle part, on passe devant un coyotte en roulant entre les montagnes et enfin on arrive à Parhump.

Welcome

Pahrump

Mais pourquoi Parhump? C’est ce qu’on se demande aussi en arrivant dans le village perdu au milieu du désert.  En fait on a trouvé un HelpX ici, et on a pensé que ça ferait une bonne étape entre les parcs et Las Vegas. Pahrump se résume à des routes perpendiculaires qui finissent toutes dans le désert, à quelques minuscules maisons (ou même caravanes) dans des parcelles grillagées et à des commerces type Wallmart et Mac Donald espacés le long des axes principaux. On voit aussi au bord de la route plein de pancartes qui donnent le ton  : vendeurs d’armes, admirateurs de Jesus et fans de Nascar (courses de voitures)… Bienvenue à Pahrump!

Pahrump

Arrivés à notre HelpX ce n’est pas vraiment mieux : le jardin est de bric et de broc et la maison (qui n’a jamais été terminée) n’est pas vraiment propre et est apparemment le refuge d’une bonne dizaine de chats. On se dit que les gens ne doivent pas être très aisés et que ça doit être un peu compliqué pour eux… Mais ça ne nous rebute pas, on va se coucher tranquillement. Ce matin, il est temps de commencer à travailler un peu, on demande donc quelles sont nos tâches. C’est là qu’on déchante : ) La dame m’annonce depuis son lit que je devrai laver sa chambre et Thomas, lui, devra ramasser des branches dans le jardin. Comme on dit ici « when the shit hits the fan »*…

Bouh

Après deux heures à faire des tâches ingrates sous le regard accusateur de l’hôte et son ton agressif, on se dit qu’il est temps de lever le camp. On avait prévu cinq jours ici, mais pour partager des choses, pas pour jouer les larbins. On lui a donc dit que l’on partait, on est allé déjeuner en ville en cherchant des hôtels pour les 4 nuits à venir et nous voici maintenant à Las Vegas dans un chouette hôtel! On n’avait pas prévu d’y rester si longtemps et la ville a l’air aussi peu intéressante que ce qu’on s’imaginait, mais bon, on ne peut pas gagner à tous les coups, et après tout, il y a pire que devoir passer quatre jours dans un hôtel sympa avec piscine et voiturier :) Pour cette fois on mettra un peu de côté nos convictions… La suite au prochain épisode!

 

* Expression imagée (=quand la merde percute le ventilateur) pour dire en gros « on est dans la mouise » ou « quand ça va pas, ça va pas »! Il va sans dire qu’on adore cette expression qui parle d’elle même :)

 

A bientôt !

 

 

 

8 comments

  1. La végétation et les espaces sont impressionnants, un peu hostiles peut être, d’une grande beauté. les photos et les paysages sont magnifiques.
    Bisous à vous deux.

    1. Oui, et normalement on devrait en traverser encore d’autres dans les semaines à venir…
      Pour le moment c’est plutôt musique à fond, néons allumés et femmes (ou hommes) dénudés.
      Bisous!

  2. un petit coucou à vous deux pour vous dire que nous vous suivons régulièrement et que nous appréçions toutes vos cartes postales.
    Epoustouflants, étonnants , extraordinaires ,stupéfiants ces paysages : il faut les voir « en vrai » pour y croire .
    difficile pour nous d’imaginer autant de variétés de paysages , de routes interminables, de changements de temps.
    merci de nous faire partager votre périple, profitez bien de Françoise et de Didier(la voiture est bien au garage;;;)
    gros bisous à vous tous .
    Annie et jean-Luc

    1. Merci! Effectivement, on a vu beaucoup de paysages différents et ce n’est pas fini… On ne pensait pas être autant surpris! Les premières réactions de mes parents sont plutôt enthousiastes, « immense, étonnant, incroyable » sont les adjectifs qui reviennent le plus ;) Après une étape décourageante à Las Vegas (on poste un article là-dessus au plus vite), la route jusqu’à Zion que l’on a fait aujourd’hui nous en a remis plein les yeux!
      Merci comme toujours de vous occuper de la voiture :)
      On vous envoie plein de bises!

    1. Oui, c’est sur qu’on était mieux à l’hôtel qu’à faire la poussière :)
      Mais bon, si on a fait un peu les larves la semaine dernière, cette semaine on aligne les kilomètres de marche, ça compense :)
      Bisous à tous les trois!

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